Le papillon
On dit d’elle qu’elle ressemble à un papillon.
Pas parce qu’elle s’envole pour fuir, non…
mais parce qu’elle a cette manière douce d’exister : légère, discrète,
toujours en train de réparer ses ailes en silence.
Elle ne demande rien, elle ne retient personne.
Elle avance à petits battements d’ailes,
cherchant juste un endroit où l’air est calme
et où son cœur bat un peu moins fort.
Ceux qui l’ont connue de près savent une chose :
elle se pose seulement là où elle se sent en sécurité.
Et quand la distance devient trop grande,
elle ne se débat pas…
elle attend, simplement, que quelqu’un se souvienne de sa lumière.
Les papillons ne s’attachent jamais par obligation.
Mais quand ils reviennent,
c’est toujours vers les âmes qui ont su un jour
les voir vraiment.