Je connais mes limites
« Je connais mes limites. Je n’en tiens pas compte… mais je les connais. »
Cette phrase, je l’ai lue comme on reçoit une claque. Parce qu’elle est vraie. Brutale. Évidente.
Quand le combat est invisible, personne ne voit tes limites. Personne ne les comprend. Alors tu avances comme tu peux. Comme tu es. En silence.
Oui, j’ai culpabilisé en signant que j’étais en bonne santé. Quelques secondes. Pas plus.
Parce que la vérité, c’est que les limites ne sont pas faites pour être respectées. Elles sont faites pour être repoussées.
Ce matin-là, j’ai mis plus de cinq minutes à remettre mon genou en place. Chaque os. Un par un.
Deux jours avant, mon orteil s’est tordu juste en descendant d’une voiture.
Mon corps lâche parfois. Mais moi, non.
Alors je marche. Je cours.
Comme une louve solitaire.
Pas après pas.
Douleur après douleur.
Je grignote mes limites, je les pousse, je les casse.
Parce que rester bloquée n’est pas une option.
La résilience, ce n’est pas un joli mot. C’est une nécessité.
C’est ce feu qui transforme la douleur en force.
C’est cette rage calme qui te pousse à continuer quand tout dit d’arrêter.
On a tous ce petit soldat en nous.
Mais peu acceptent de le réveiller.
Moi, je n’ai plus le choix.
Chaque jour est un combat.
Alors je ne le subis pas.
Je le mène.
Jusqu’au bout.