Echos

Crans-Montana

Et s’il fallait retenir quelque chose de Crans-Montana… Et si les êtres humains devaient enfin comprendre qu’on ne sait pas de quoi demain est fait ? Que personne n’est immortel, et que l’on peut perdre la vie en dansant. Que parfois, il vaut mieux se mettre à l’abri que chercher le buzz en filmant, et qu’il vaut mieux investir dans la sécurité que dans le bénéfice.

Mais peut-être aussi que les Européens comprendront qu’il faut aimer librement, ne pas laisser les êtres chers sombrer dans l’oubli, et choisir la solidarité et l’amour gratuit.

S’il faut retenir quelque chose de cet accident, comme de toutes les guerres et de tous les attentats, c’est qu’il faut toujours profiter des gens que l’on aime et le leur dire. Que la vie est trop courte et trop imprévisible pour perdre quelqu’un à cause d’une divergence de vision, d’esprit ou d’attente.

Réunissez-vous dans l’amour et apprenez la solidarité.

Quand on prend conscience que tout peut s’arrêter, il faut oser : dire à ceux qu’on aime qu’ils nous manquent, ouvrir les portes fermées. Un message, une pensée, parfois presque rien, peut éclairer une journée…

S’il fallait retenir une seule leçon, ce serait d’aimer sans attentes et d’accepter l’autre tel qu’il est, avec ce qu’il peut donner.

À toutes celles et ceux qui ont perdu un amour, un ami qui ne reviendra jamais : revenez vers ceux que vous ignorez par fierté.